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Schinichi Suzuki

Shinichi Suzuki est né en 1898 à Nagoya (au Japon). Fils du fondateur d’une grande fabrique de violons, il commence lui-même l’étude de cet instrument à l’âge de 17 ans. Il étudie à Tokyo puis part 8 ans en Allemagne où il devient l’élève de Karl Klingler à Berlin. Lors de ce voyage il se lie d’amitié notamment avec Albert Schweitzer et Albert Einstein (qui fut d’ailleurs un très bon violoniste amateur).

De retour au Japon, il devient l’un des premiers violonistes concertistes japonais et fonde un quatuor à cordes avec ses frères.

Il enseigne parallèlement le violon de façon traditionnelle à l’Académie Impériale de Tokyo. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre  à développer sa pédagogie : la « Méthode de la langue maternelle » qui se répand progressivement dans le monde entier.
Il meurt en 1998 alors que partout dans le monde les élèves et professeurs  préparent des concerts d’hommage pour ses cent ans. Actuellement plus d’un million d’enfants suivent la méthode sur tous les continents.

 
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Méthode Suzuki
La méthode Suzuki est basée sur le respect de l’enfant et de son rythme propre. Le talent n’est pas inné, il s’apprend et se développe. Les capacités de chaque enfant sont bien plus grandes qu’on ne le pense, il faut simplement rester patient, ouvert et disponible pour qu’elles puissent s’épanouir.

 Lors de son voyage en Allemagne, Shinichi Suzuki se retrouve confronté aux difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère. Fasciné par l’aisance avec laquelle les petits enfants allemands parlent leur langue et repensant aux dialectes compliqués que maîtrisent les enfants japonais, il se rend compte que tous les enfants parlent leur langue maternelle sans difficulté. Il s’intéresse alors aux mécanismes d’apprentissage de la langue maternelle et se dit qu’il serait possible de les appliquer à la musique : dans les deux cas, il s’agit du monde des sons.


Il observe que :

  • l’écoute est très importante aussi bien avant que l’enfant ne se mette à parler que dans la suite de l’apprentissage​

  • l’attitude positive et les encouragements de la famille sont un élément essentiel​

  • le langage se pratique bien sûr quotidiennement​

  • l’enfant apprend à s’exprimer plusieurs années avant de commencer à lire


Il complète sa pédagogie par d’autres observations :

  • les petits frères et sœurs désirent également apprendre (rôle de l’environnement) et apprennent plus vite que les aînés​

  • les petits enfants font naturellement des gestes courts et rapides, inutile donc de commencer par les faire jouer lentement, cela ne correspond pas à leur tempérament​

  • les enfants sont motivés d’apprendre en groupe​

  • le jeu permet d’assimiler des gestes compliqués, mieux que des exercices rébarbatifs

Les points essentiels de la méthode sont donc :

  • placer l’enfant le plus tôt possible dans un environnement musical​

  • commencer le plus jeune possible​

  • écouter (par les CD, les concerts) avant de commencer à jouer et tout au long de l’apprentissage​

  • s’impliquer activement en tant que parent​

  • encourager l’enfant​

  • s’exercer tous les jours​

  • apprendre les morceaux par cœur avant de passer à la lecture​

  • ne pas vouloir brûler les étapes​

  • garder l’esprit ludique dans l’apprentissage​

  • combiner cours individuels et cours de groupe